ECO-TROPHEE

Le prix Eco-Trophée est décerné conjointement par le Parc Naturel Régional du Haut-Jura et La Chambre de Commerce du Jura.
Il récompense les réalisations d'entreprises soucieuses de l'environnement.
La Chandoline l'a reçu au titre des entreprises de moins de 10 salariés pour
- son choix de construction d'un gîte en énergies renouvelables
- son incitation à utiliser les transports en commun
- ses activités non motorisées



Le trophée représente l'arbre, ses racines qui le rendent solide et stable, lui donnent sa force et ses branches multicolores pour les différentes saisons, les différentes couleurs du Jura.

Remise du prix en compagnie des autres entreprises

Article du journal du PNR

Le gîte qui a un joli nom

Chandoline, le nom vient de « champ de dolines ». Les dolines sont ces creux qui font des ombres dans le relief et recueillent l’eau. On dirait qu’elles ont poussé en grappes, comme les mousserons ou les rosés, dans certaines combes dont celle, voisine, de Laisia.

C’était leur idée : construire un gîte, accueillir des touristes en séjour ou en étape, et que ce soit rentable. Valérie Dalmais a tenu un gîte aux Rousses pendant 11 ans, Leyla Ramirez était biochimiste à l’Université de Dijon. Elles trouvent, et achètent, un terrain vierge, de bonne superficie, au lieu-dit Le Manon, commune de Septmoncel, à un kilomètre de Lajoux.
Après, les difficultés commencent. « Nous voulions des bâtiments très écologiques, avec du bois, des énergies douces… Mais au moment du chiffrage du projet, nous étions toujours au-delà de notre budget. » De bonnes âmes leur disent que le béton est moins coûteux. Elles ne cèdent pas. Elles travaillent avec un architecte de Saint-Lupicin, Jean-Michel Jacquier, elles vont « pêcher » quelques idées à la Maison du Parc et, finalement, construisent selon leurs vœux.

Bio-climatique intégral
La Chandoline, qui a ouvert en juillet 2008, se distribue en deux chalets (5/6 places chacun) et le gîte proprement dit qui peut accueillir 42 personnes en 17 chambres. Du bio-climatique intégral ! Murs en bois et terre avec double isolation, grandes baies vitrées orientées sud-est, chauffage aux granulés de bois, capteurs solaires, récupération de l’eau de pluie… Avec tout le confort que les hôtes sont en droit d’attendre : salle à manger avec terrasse, coin salon et bibliothèque, bar, sauna et salle de détente.
Les mêmes principes valent pour la restauration. « Nous proposons une cuisine aussi bio que possible, nous servons des aliments de saison en privilégiant les producteurs locaux », dit Valérie Dalmais. Les principes valent aussi tout au long du séjour, les hôtes ont le choix entre randonnées libres ou accompagnées « et pour réduire les déplacements en voiture individuelle nous disposons d’un mini-bus de 9 places et nous les transportons à leur point de départ ». Quant aux vacanciers qui ont choisi de venir en train jusqu’à Bellegarde et, de là, en bus jusqu’à Mijoux, « nous allons les chercher et nous leur offrons le premier repas ».


Le concours Ecotrophée a pour but d’aider à la promotion des entreprises qui ont mené à bien une réalisation ou une démarche en matière de qualité environnementale. Il a lieu tous les deux ans. Cette deuxième édition, 2008-2009, était organisée dans le cadre du programme européen Leader+. Le jury, composé de membres du comité de programmation Leader, d’élus et de professionnels, a eu à départager treize candidats.
Les lauréats :
Catégorie entreprises de plus de 10 salariés
Ecotrophée : La Fabrique des Gavottes, Bois d’Amont (fabrication de composteurs de jardin en bois).
Prix Coup de cœur : Entreprise Chavet, Lavancia-Epercy (création et fabrication d’un éco-produit : plaquette de marquage de bois).
Catégorie entreprises de moins de 10 salariés
Ecotrophée : la Chandoline, Septmoncel (gîte en bois et équipe d’énergies renouvelables, offre de séjour « développement durable)
Prix Coup de cœur : Tournerie Patel, Montcusel (dispositif de valorisation des déchets de bois).

Patricia Louvrier